Chers blogueurs

 

C'est avec une grande joie que je vous retrouve pour de nouvelles aventures. Et celles-ci ont commencé dès l'aéroport de Nantes le jeudi 30 août, date à laquelle était prévu mon départ. Pôpa, môman et Topain m'accompagnent. J'ai tout, rien oublié à la maison, tout va bien, il fait beau, le temps idéal pour voler. Je passe au méga détecteur et pars aux toilettes pour me repoudrer le nez...  A mon retour, je m'aperçois que je n'ai pas mon passeport. Je cherche.. rien! Je fonce vers les tapis roulants et là, un employé dit avoir vu un couple de personnes âgées, qui, après avoir hésité, ont pris un passeport resté seul dans un bac en plastique. Suivant peut-être avec grande assiduité de nombreuses séries policières, il me conseille d'aller voir sur le vol à destination de Tunis (il y a au moins 5 départ imminents au même moment). Lui ne peut pas quitter son poste. Malheureusement, personne n'a mon passeport. De nombreuses annonces sont aussi faites au micro... en vain. Je suis donc très vite éliminée de la carte au trésor, les hôtesses m'annoncent  qu'il m'est impossible d'embarquer. J'en suis malade pendant 10 bonnes minutes. Ce qui m'a fait décompresser?! 6 mois d'Inde sans doute et surtout d'entendre soudain les filles à terre dire : "ok, trouve moi la fréquence du Nantes-Londres, on va les alerter pour qu'ils demandent aux passagers. (l'avion étant déjà parti!)... un film! Au moins, mon nom aura voyagé, lui. Malgré l'absence de collier autour du cou, je suis aussitôt prise en charge par une hôtesse qui m'emmène au comptoir d'Air France. Là, deux femmes absolument adorables me changent mon billet moyennant 120 euros, départ samedi.  Je vais rechercher mon sac à dos qui, seul, m'attend sur un tapis qui ne tourne plus depuis un bon moment. Je prends ensuite la navette pour le centre-ville et vais boire l'apéro! Le moral est revenu grâce aussi à Soiz qui me donne un nom à la préfecture pour obtenir un visa en urgence. C'était la dernière inquiétude, pas des moindres cela dit. J'ai donc finalement passé une bonne soirée et je crois que Moman n'était pas fâchée!! Le lendemain, je  me rends  à la préfecture et obtiens immédiatement un passeport d'urgence vert foncé valable un an. Une heure après, j'apprends en appelant l'asso, que mon passeport est aux objets trouvés à Roissy. Mes "voleurs" étaient sur le même vol que moi! Après toutes ces émotions, je passe une super soirée vendredi aux fêtes de l'Erdre avec des amis que je suis heureuse de retrouver. Départ samedi en début d'après-midi, les objets trouvés fermant de bonne heure. Puis 8 heures d'attente avant de m'envoler avec mes deux passeports en direction d'Ho Chi Min. Le vol dure 12h. Je veux voir le film le prénom mais ne trouve pas tout de suite, vraiment pas tout de suite, comment  et surtout ou introduire la fiche du casque. Idem pour éteindre la lumière. J'essaye de tricher sur mes camarades mais la plupart cherche aussi. Comme dans les voitures, un petit manuel d'utilisation du boing 777 serait la bienvenue en plus de la couverture et du masque. Vol un peu long, je n'ai pas réussi à dormir mais l'arrivée au soir à Ho chi Min est très belle. Nous sortons de l'avion, pour y re-rentrer 45 minutes plus tard avec un nouvel équipage. 30 minutes après, me voilà à Phnom Penh. Deux filles de Toutes à L'école étant aussi dans l'avion, nous sommes attendues par un chauffeur. Je retrouve avec plaisir ma petite guesthouse et prends une Angkor beer pour fêter mon arrivée dans ce pays. Je vais me coucher de bonne heure car demain, lever à 6H30!

Le mini van passe chercher deux khmères et 9 frenchies à différents points de la ville. Nous faisons donc connaissance de nos futurs collègues qui ont l'air très sympa. A notre arrivée, personne pour nous accueillir, les anciennes nous font donc visiter l'école. Nous prenons pas mal de cafés au boui boui d'en face. Journée un peu bizarre et surtout très longue. Nous repartons à 16h30 de l'école et arrivons dans le centre de Phnom Penh vers 17h15. Le lendemain, notre activité ne s'intensifie pas vraiment mais les discussions sur les ONG, l'humanitaire... sont vraiment intéressantes. La coordinatrice pédagogique vit en effet depuis 20 ans au Cambodge, elle parle le khmer couramment, a travaillé pour plusieurs ONG, et connaît vraiment bien la réalité de ce pays par rapport à tout ça.

Un soupçon de travail mercredi matin. Bref, nous nous y mettons vraiment jeudi. Je travaille avec Marie-Laure. Nous sommes deux profs de français sur l'école. Elle est super gentille et nous bossons bien ensemble car nous avons des expériences complémentaires.

Samedi, je me lève tard,déjeune sur la terrasse sous un beau ciel bleu, ce qui est plus que rare à cette époque. Je marche au moins 3 bonnes heures dans la journée. Entre-temps, j'ai rencontré un prof de théâtre, je commence mercredi prochain. Y'aura un spectacle en juin, je vous redirai! Samedi soir, soirée chez l'unbe des filles de toutes à l'école. ça parle beaucoup d'apparts. Sur les 4 nouveaux, je suis la seule à ne pas avoir trouver mais aussi la seule... à ne pas avoir chercher! Je me trouve très bien dans ma petite guesthouse et avais envie de prendre le temps de voir les différents quartiers. Dimanche, nous déjeuneons dans un resto super agréable, pensée pour Môman! avec d'autres personnes en formation avec nous sur Paris.  Malheureusement, à deux pas du resto,l'une de mes collègues, venue à vélo, se fait arracher son sac à main par deux jeunes motards. Nous devions aller voir un spectacle de théâtre mais finalement nous l'accompagnons dans les différentes démarches. Elles est surtout choquée, a eu très peur. A phnom Penh, c'est clair, même si ça n'arrive pas tous les jours, il vaut mieux ne pas avoir de sac à mains. Retour à l'hotel car demain, réveil à 6h00....

Je pense à vous et vous embrasse tous très fort.

PS photos de l'école et des petites à venir..